Libre circulation en l’Afrique de l’Ouest: Juxtapositions et Intérêts Divergents

Erscheinungsjahr: 
2020
  • L’épidémie du coronavirus a conduit à une certaine paralysie des déplacements internationaux, également en Afrique de l’Ouest. En réalité cependant, la mise en œuvre des protocoles sur la libre circulation est depuis longtemps hésitante.
  • La coopération récente entre l’UE et les pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans le but de limiter la migration clandestine en direction de l’Europe a débouché sur l’adoption de davantage de procédures de contrôle au niveau des frontières intérieures de la CEDEAO. Or, dans de nombreuses régions, la libre circulation au sein de la CEDEAO dépend de l’absence de contrôle effectif sur place. Il en résulte que l’augmentation des procédures de contrôle aux frontières a conduit de facto à restreindre la libre circulation.
  • La CEDEAO doit redéfinir des normes en matière de libre circulation ainsi que des plans de mise en œuvre. Il s’agirait ainsi de trouver un équilibre entre l’informalité nécessaire à la mobilité transfrontalière et l’établissement de formalités effectives visant à identifier des modèles de migration, à empêcher les trafics et à gérer d’autres questions sécuritaires.
  • En ce qui concerne l’UE, un engagement devrait être pris afin de respecter ce que la mobilité signifie dans le contexte de la CEDEAO, quand bien même ces notions seraient perçues différemment des notions européennes de migration et de mobilité.